samedi 4 mai 2019

Université de l’Uélé/Faculté de Médecine : le Club Vésale fête ses deux ans !



         Ce samedi, 04 mai 2019, le Club Vésale de l’Université de l’Uélé a célébré le deuxième anniversaire de son lancement. L’amphithéâtre de l’Université a servi de cadre à cette célébration qui a rassemblé non seulement les enseignants et étudiants de la Faculté de Médecine, mais également d’autres facultés. Tout a commencé à 14h, par l’allocution du Coordonnateur du Club Vésale, Junior ALIMASI, étudiant en troisième doctorat. 

Junior ALIMASI
Dans son adresse, Junior Alimasi a rendu un vibrant hommage au Chef des Travaux Docteur Johnny CIZEMBA qui lança officiellement le Club Vésale à l’Université de l’Uélé en mars 2016. Dès lors, a-t-il souligné, la majorité des étudiants de la Faculté de médecine adhère librement au Club Vésale pour consolider, perfectionner et mettre à jour leurs connaissances en anatomie, dans un esprit d’entraide mutuelle, de complémentarité, et sous l’encadrement des enseignants et aînés scientifiques de la Faculté. Il a, en outre, prouvé que les efforts des membres du Club Vésale dans la maîtrise de l’anatomie apportent un appui significatif et évident aux enseignements d’anatomie au sein de la Faculté. Saisissant alors la balle au bond, il a exhorté tous les étudiants de médecine à une maîtrise impeccable de l’anatomie comme science de base en médecine, dont l’utilité dans la pratique de la profession médicale se passe de tout commentaire !


                                        En ce qui concerne les détails des « exposés à la Vésale », exposés d’anatomie par cœur et sur le squelette, quatre étudiants, dont deux de premier graduat, un de deuxième graduat et un de premier doctorat ont suspendu le public à leurs lèvres. Ainsi, MASIOME BESEMBI de premier graduat a présenté l’historique de l’anatomie depuis Hippocrate à nos jours, en passant bien sûr par l’incontournable révolution d’André Vésale, médecin et anatomiste belge de la Renaissance, à qui l’histoire des sciences reconnaît et attribue la palme du réformateur de l’anatomie. Quant à elle, YOHALI TSHIPAMBA de premier graduat a participé à la fête en présentant les généralités sur le squelette humain, en précisant les rôles du squelette et une énumération topographique de toutes les 206 pièces osseuses qui constituent le squelette humain. Trésor ANIHIDIE de deuxième graduat a fait un exposé magistral sur l’anatomie descriptive du fémur, l’os le plus long du corps ! Il importe de noter que les étudiants susmentionnés n’ont pas encore vu les cours d’anatomie, mais déjà, grâce au Club Vésale, leurs connaissances d’anatomie sont très évidemment inconstatables !

                                A son tour, Ismaël KOYONGBA de premier doctorat a, à travers un exposé sur les traumatismes de la hanche et de l’extrémité proximale du fémur, interpellé les participants sur les risques auxquels sont exposés surtout les patients du troisième âge. En effet, ils sont les plus exposés aux fractures de la tête fémorale, avec comme conséquence la rupture du ligament rond qui engaine l’artère acétabulaire, responsable de la vascularisation de la tête fémorale. La rupture de cette artère est la cause de la nécrose de la tête fémorale. 

                 Prenant la parole à la fin des exposés, le Chef des Travaux Docteur Georges KOY a, en sa qualité de Secrétaire Facultaire et au nom des autorités facultaires, martelé sur l’importance du Club Vésale dans les enseignements d’anatomie au sein de la Faculté. Il a également appelé tous les étudiants de médecine à adhérer au Club et à  diversifier les thèmes des exposés en y incluant de sujets d’histologie, de physiologie, de physiopathologie, de gynécologie et de pédiatrie. Il a en outre réitéré la détermination de l’Université de l’Uélé à continuer à équiper la Faculté de médecine en manuels, ouvrages et autres matériels didactiques, et à renforcer l’encadrement du Club Vésale. 


                        Le Club Vésale est essentiellement un club d’étudiants de médecine dédié à l’étude de l’anatomie ; ce Club est  baptisé du nom de Vésale en l’honneur à André Vésale, grand réformateur de l’anatomie. Du haut de ses deux ans, le Club Vésale de l’Université de l’Uélé est humblement fier de ses membres qui sont allés étudier dans d’autres universités, y apportant l’expérience du Club.

                                                                   
















Richard Amalebondra


mercredi 14 mars 2018

Uniuélé : premier anniversaire du Club Vésale




« L’anatomie est le flambeau du médecin ; dans les ténèbres de l’apprentissage, elle éclaire ses premiers pas, au chevet du malade ensuite elle guide les gestes bienfaisants de sa main. » Nicolas STENON, Paris, 1669.


                          Ce mercredi, 14 mars 2018, le Club Vésale de l’Université de l’Uélé a célébré le premier anniversaire anticipé de son lancement officiel. 
                      
Plusieurs invités, parmi lesquels les autorités académiques de l’Uniuélé et médecins de la ville d’Isiro, ont eu le bonheur de participer à cette messe scientifique aux cantiques purement anatomiques, célébrés par les étudiants de la Faculté de médecine. Après les mots de bienvenue par le Secrétaire Facultaire de la Faculté de médecine, l’encadreur du Club Vésale, Dr David Azako a pris la parole pour brosser l’historique du Club au sein de l’Université et présenter le Coordonnateur du Club, en la personne de Junior Alimasi, étudiant en D2, et tous les responsables des différents secteurs.

 Vint alors le tour de deux étudiants, Jean-Baptiste Nangaa et Espérant Abwau de G3 Biomed, et Denise Agabiyo de G2 Biomed qui firent tour à tour des exposés magistraux sur la tête osseuse, le trajet des nerfs crâniens et l’ostéologie et rapports cliniques du tibia. Quant à lui, Dr Johnny Cizemba, enseignant d’anatomie et initiateur du Club Vésale, a gratifié les participants d’un exposé sur les traumatismes de l’épaule. Mais avant de passer à son exposé, il a exprimé toute sa satisfaction face  aux démonstrations à la vésale faites par ses élèves et, comme le vieux Siméon de la Bible, il s’est dit prêt à s’en aller en paix, car ses yeux ont vu l’avènement d’une génération de futurs anatomistes…
              
Ces exposés ont été l’occasion pour le Club Vésale de sensibiliser la communauté universitaire et toute la population d’Isiro et ses environs que l’organisme humain est doté certes de structures nobles, mais fragiles, et parfois irrécupérables en cas d’importants  traumatismes. Ceci constitue en soi une contribution du Club Vésale à la prévention de la santé des populations d’Isiro.

André Vésale
                  Le nom de Vésale évoque le souvenir d’André Vésale, célèbre médecin et anatomiste belge de la Renaissance (1514-1564). La tradition lui reconnaît le mérite d’avoir prouvé que les connaissances anatomiques de son maître Galien, universellement admises comme vraies étaient basées sur les dissections faites sur des singes et transposées sur le squelette humain. Et que, par conséquent, c’était de l’anatomie plutôt animale qu’humaine.  C’est alors que André Vésale initia des dissections sur des cadavres humains, ce qui lui vaut la paternité de l’anatomie humaine, avec comme méthode l’observation et la dissection. Aussi, a-t-il écrit son nom en lettres d’or dans l’histoire de l’anatomie. C’est à l’hommage à ce célèbre médecin et anatomiste que des étudiants en médecine se réunissent dans un club lui dédié, avec le prestigieux objectif de consolider leurs acquis en anatomie, et de relever le défi de la maîtrise de cette branche de base de la médecine, que Nicolas qualifia avec bonheur de « flambeau de médecin ».
Le Club Vésale a été créé en 1982 par l’actuel Professeur Docteur Stanislas Ntungilakiama de l’Université de Kinshasa qui, à peine qu’il revenait de ses études de la Belgique, a créé ce club pour permettre aux étudiants d’aimer déjà l’anatomie, et de se familiariser avec elle.

Dr Johnny Cizemba 
  Le Club Vésale de l’Université de l’Uélé a été lancé le 18 mars 2017 par Dr Johnny CIZEMBA, médecin spécialiste en chirurgie, enseignant des cours d’anatomie aux Universités de Kinshasa, Mbandaka, Bas-Congo, Kasay et à l’Université de l’Uélé. A l’initiative du lancement de ce club, il faut signaler une difficulté majeure face à laquelle se sont buté les étudiants de l’Université de l’Uélé : rareté de manuels et outils pédagogiques (planches, salles de dissection, etc.). Par ailleurs, il sied de noter la détermination des étudiants de l’Uniuélé face au mur de cette difficulté, détermination visant à relever de défi de « faire tout à partir de presque rien » en ce qui concerne la maîtrise de l’anatomie. Ainsi donc, les étudiants de la Faculté de médecine, réunis au sein du Club Vésale, ont pris la bonne habitude de lire et relire l’anatomie, de faire des exposés hebdomadaires, sur les différents segments du squelette humain, avec la particularité de signaler les rapports cliniques liés aux différentes structures anatomiques, tant musculaires, squelettiques que vasculo-nerveuses.

Dr Georges, Junior Alimasi, et Dr David Azako derrière
Satisfait pour sa part de la qualité de tous les exposés, le Révérend Père Roger Gaise op, Recteur de l'Uniuélé, a promis de redoubler d'effort afin de continuer à doter la faculté de médecine d'ouvrages et manuels de base.
                La célébration de ce premier anniversaire du Club Vésale a servi également d’un cadre de marketing de la Faculté de médecine de l’Uniuélé.

Au commencement était l’anatomie…
                                                                            Richard Amalebondra 
Dr Cizemba au milieu, entouré de Baudouin Modiete et Richard Amalebondra


Dr Amigo Bakili, vice-doyen de la faculté de médecine

  

 

jeudi 2 juin 2016

Repose en paix Maman Françoise NGBALE!




             Samedi, le 07 mai 2016, sous le coup de 14h, Maman Françoise NGBALE MOTUBU, notre chère mère, accomplissait son séjour terrestre à l’Hôpital de Général de Référence Sainte Bakhita d’Ariwara. Elle a courageusement lutté contre sa cardiopathie depuis 2012.

            Née le 04 août 1949 à Isiro, de Mr Michel AZAPANA et de Mme Suzanne SUDA (tous décédés), Maman Françoise, originaire du Groupement Madjedje-Mabolo, Collectivité Mayogo-Mabozo, Territoire de Rungu, Province du Haut-Uélé, était mariée à notre cher père d’heureuse mémoire, Papa Gabriel AMBIGUBO ABIANGANGA (décédé à Isiro, le 24 mai 1999). Ils ont célébré leur mariage coutumier à Isiro en date du 12 septembre 1971 ; le mariage civil intervint à Neisu, le 24 décembre 1993 ; le jour suivant, c’est-à-dire à la Solennité de la Nativité du Seigneur, le 25 décembre 1993, le Révérend Père Oscar GOAPPER bénit leur union, la consacrant en mariage religieux à la Paroisse Sacré-Cœur de Jésus de Neisu. Maman Françoise nous a mis au monde au nombre de 10 enfants, dont 5 filles et 5 garçons ; deux filles l’ont précédée.

                      Maman Françoise a fait ses études primaires à l’Ecole Primaire des Filles Tely à Isiro, de 1959 à 1962, ce après quoi elle fréquenta Val des Anges (aujourd’hui connu sous le nom de l’Institut Technique Administratif et Commercial de Tely, I.T.C.A/T en sigle) pour son cycle d’orientation. Ce qui lui permit d’étudier par la suite à l’Ecole Technique Médicale d’Isiro après la rébellion des Simbas.  Sa demande manuscrite d’inscription date du 07 octobre 1967 ; elle étudia dans cette bonne école d’infirmiers de 1967 à 1970. Elle y obtint son diplôme d’infirmière-accoucheuse de niveau A3 avec la mention « grande distinction », diplômé signé des mains de l’un de ses meilleurs enseignants, le regretté Dr Emile LETA.

                        Maman a fidèlement suivi papa partout où le travail conduisait ce dernier. Ils ont déjà été à Bunia, quand papa y étudiait à l’Institut Supérieur Pédagogique de Bunia (Département de Français et Histoire). Après Bunia, papa travaillait à l’ESPI (Ecole Secondaire Professionnelle d’Itay), aujourd’hui Institut Technique Agronomique et Vétérinaire d’Itay à quelques 5 km sur l’axe Neisu. De là, papa fut envoyé comme préfet des études à Gombari, alors que maman exerçait sa profession d’infirmière-accoucheuse au Dispensaire de Vici-Zaïre à Mungbere. Papa partit par la suite de Gombari à Gangala-Nabodio pour y enseigner, après quoi, suite aux tractations entre le regretté Monseigneur Gustave OLOMBE alors Evêque du Diocèse de Wamba et de l’Inspecteur KAPITA, il fut envoyé à Mungbere, pour y inaugurer l’Institut Mavuno. Après Mungbere, maman suivit papa à Nala, où papa était préfet des études, et maman, accoucheuse au dispensaire du lieu. De Nala papa fut muté à Tadu comme préfet des études à l’Institut Technique d’Agronomie ; pendant ce temps, maman, qui déjà avait jugé que le seul salaire de papa suffisait à nourrir notre maisonnée, ne pratiquait plus sa profession d’accoucheuse, était restée avec nous à Isiro. De Tadu papa revint en 1989 et fut affecté comme préfet des études au Lycée Gossamu. De là, nous partîmes pour Neisu de 1991 à 1995, papa étant préfet des études à l’Institut Zebuandra,  puis Viadana pour une année où papa était directeur des études à l’Institut Monseigneur MBIKANYE. De Viadana, papa fut envoyé à Arindru (50 km sur la route de Medje), pour y être préfet des études à l’Institut Technique Agronomique et Vétérinaire de la place (1996-1997), après quoi il collabora avec les abbés de la Paroisse Saints Pierre et Paul de Medje et le Chef de Collectivité Medje-Mango, le Chef Achille EBANDROMBI d’heureuse mémoire, à créer l’Institut ABETEZA à la Paroisse de Medje. Juste quelques mois avant le décès de papa, toute la famille regagna Isiro où papa, déjà malade d’hypertension artérielle, menait de démarches pour travailler à l’ISP/Isiro. La mort subite de son médecin traitant (le 18 mai 1999), Dr Père Oscar GOAPPER de Neisu l’affecta gravement et quelques jours après, il tira sa révérence le 24 mai 1999 à la Clinique de CFU (Chemins de fer des Uélés) Isiro. Notre chère maman ouvrit alors tous les vannes de son cœur et déploya toute son énergie à s’occuper de nous. Elle reprit sa profession d’infirmière-accoucheuse au Poste de Santé Apanebay, puis au Centre Hospitalier MAYOGO d’Isiro à partir de 2004.

                    A partir de 2012, maman commença à souffrir de fréquentes dyspnées ; après examen médical, les résultats accusaient une insuffisance cardiaque. Commença alors pour maman une période de soins au Centre Hospitalier Mayogo, aux Cliniques Universitaires d’Isiro, à l’Hôpital Notre Dame de la Consolata/Neisu, à la Clinique de l’Est d’Isiro, à l’Hôpital Anoalite de Mungbere, à la Clinique Pionners d’Arua (Ouganda), à l’Hôpital Général de Référence Sainte Bakhita d’Ariwara, où elle fut admise jeudi 05 mai 2016, suite à une brusque, forte et fatale crise de dyspnée, alors qu’elle attendait son dernier contrôle médical d’Arua avant de regagner Isiro d’où elle est partie le 16 février 2016. Maman fut inhumée au cimetière d’Ebi à Ariwara, dimanche de l’Ascension, le 08 mai 2016, alors que l’Eglise célébrait le retour glorieux du Christ auprès du Père ; nous avons prié le Dieu de toute miséricorde de lui pardonner ses péchés, et de l’accueillir dans son royaume. Pendant ce temps, plusieurs personnes compatissaient avec la famille en veillant deux nuits de suite à la parcelle familiale, tandis que la petite délégation qui avait voyagé à Ariwara faisait la même, et que dans plusieurs paroisses des Diocèses d’Isiro-Niangara, de Dungu-Doruma, de Mahagi-Nioka, de Wamba, et de l’Archidiocèse de Kisangani, les confrères prêtres m’ont rassuré d’avoir prié pour le repos de son âme.

                            Maman Françoise nous a laissé tous les trésors de son cœur : une bonne mère et éducatrice, une chrétienne engagée (dans 4 mouvements d’action catholique, sans compter la chorale), une mère soucieuse de l’excellence, soucieuse de transmettre sa foi, sa science et son savoir-faire ; une accoucheuse dévouée et expérimentée, une travailleuse, une vaillante agricultrice, une femme et une mère généreuse, hospitalière, charitable, humoriste, toujours souriante,  bonne cuisinière. Maman envisageait de plus en plus la perspective de sa mort avec une étonnante sérénité, et ne cachait pas du tout sa foi et son espérance de la résurrection et de la vie éternelle auprès du Père. En effet, elle a dit plus d’une fois que le Seigneur aura pitié d’elle à cause de bébés qu’elle a réanimés à la maternité…et, comme elle aimait chantonner, elle l’expliquait en disant qu’au ciel il ne nous restera qu’un seul travail à faire : chanter et danser à la gloire et à la louange de Dieu. Quand le prêtre qui l’assistait vendredi 06 mai lui promettait de revenir le lendemain, Maman lui dit qu’ils se reverront si Dieu le veut… Forts de sa foi et de son espérance à la vie éternelle ainsi exprimées, et grâce aux prières des uns et des autres, mais surtout comptant sur la miséricorde divine, nous croyons fermement que maman est au ciel, et nous sommes heureux de savoir qu’elle intercède pour nous.

                    Certes que sa mort nous plonge dans une peine dont l’extrémité et l’énormité sont d’un ravage absolument exceptionnel, cela à cause de l’amour qui unit à elle, mais nous prions Dieu à présent de nous consoler, de nous bénir, et de considérer toutes les larmes versées comme prière de supplication pour le repos éternel de Maman Françoise.

                         La mort, cet habit que l’on porte sans le savoir, nous paraît être une nouveauté quand elle concerne un être cher. Mais après méditations, l’on se rend compte que la mort est le dénominateur commun de toute vie humaine : riche ou pauvre, analphabète ou érudit, bébé ou vieillard, etc. tout le monde meurt à son jour. Ainsi, le plus important est donc de vivre et de mourir dans la grâce du Seigneur. Aussi, prions-nous Dieu de nous accorder la grâce d’une bonne mort.

                              Nous rendons grâce à Dieu qui est amour ; Il a créé Maman par amour ; Maman nous a enfantés par amour, et son idéal était de faire de nos vies de phrases grammaticalement correctes. Sans elle en effet, notre vie serait comme une phrase pleine de fautes…(Cf  la chanson « phrase » de l’artiste musicien Jules Shungu alias Papa Wemba, dans l’album Fulangenge). Elle nous a tout donné, nous sommes à 85% le fruit de son amour. Nous rendons grâce à Dieu pour tout l’amour que Maman nous a communiqué, et nous remercions tous les personnels soignants qui l’ont soignée dans les formations médicales précitées ; je remercie tous ceux qui ont prié pour le repos de son âme ; je dis ma gratitude à tous ceux qui ont veillé mortuaire à la parcelle familiale le 06 et le 07 mai 2016, et le 27 mai 2016, lors de la veillée mortuaire conclusive des funérailles ; je remercie tous ceux qui sont venus prier avec la famille à la messe du samedi 28 mai 2016 dans l’église de la Paroisse Saint André Kaggwa de Somana à Isiro. Merci à tous les ecclésiastiques (prêtres, religieux et religieuses) des Diocèses de Mahagi-Nioka et d’Isiro-Niangara en particulier, et de partout, pour la fraternité, et la consolation. Merci à vous tous, chers amis internautes pour les condoléances exprimées, et toute la compassion. Je remercie tous les fidèles de la Paroisse Sainte André Kaggwa et les habitants du Quartier Zebuandra dans la Commune Mendambo d’Isiro…
 
           La tombe de Maman se trouve certes à Ariwara, loin d’Isiro, mais elle demeure à jamais dans nos cœurs…
Repose en paix Maman !
Richard Amalebondra

mardi 3 mai 2016

Comme ça fait longtemps!

 Ça fait très longtemps que je n'ai pas touché à mon blog! Je suis donc de retour...Quelques posts pour bientôt!
Salut!
Richard

mercredi 3 juillet 2013

Fête Patronale, Première Communion et Confirmation à Medje

                   Le 29 Juin de chaque année, l’Église Catholique célèbre la Solennité des Apôtres Pierre et Paul. L'une des vingt-et-une Paroisses du Diocèse d'Isiro-Niangara est placée sous la protection des Apôtres Pierre et Paul; c'est la Paroisse Saints Pierre et Paul de Medje, créée en 1948 par les Missionnaires Dominicains de la Province Bétique. La Paroisse est située à 68 Km de la Cité. La Paroisse Saints Pierre et Paul de Medje a donc célébré sa fête patronale samedi, le 29 Juin 2013. 
A cette occasion, Mgr Dieudonné ABAKUBA, Vicaire Episcopal en la Région Pastorale Occidentale du Diocèse s'est rendu à Medje comme représentant de S.E. Mgr Julien ANDAVO, Evêque d'Isiro-Niangara. Il a rappelé aux fidèles de Medje que leur Paroisse est placée sous la protection des colonnes de l'Eglise, les Apôtres Pierre et Paul, les deux Apôtres qui ont beaucoup œuvré pour l'enracinement de l’Église dans le monde gréco-romain et son expansion. Commentant les textes liturgiques du jour, Mgr Dieudonné ABAKUBA a exhorté les fidèles de Medje à imiter la foi de Pierre et de Paul, et comme eux, à savoir transmettre l'héritage de la foi à ses frères et sœurs.

Au cours de la messe, 138 fidèles ont reçu la première communion, et 150 ont été confirmés. 








Abbé Richard AMALEBONDRA
Secrétaire-chancelier

vendredi 25 novembre 2011

Evangile des élections: " Convertir le pays"!



                             

En parlant des élections, peut-on en même temps parler de "l'évangile des élections"? D'emblée non, et pourtant oui, aussi!


        

Le mot "évangile" désigne communément, dans le langage biblique, le récit de la vie de Jésus, rédigé par l'un des témoins(Apôtre, Évangéliste). Mais déjà en Grèce antique et dans le grec profane, "évangile" signifie "bonne nouvelle", particulièrement l'annonce d'une victoire. La paix romaine, les principaux événements de la vie de l'empereur tels que la naissance d'un prince ou l'anniversaire de l'empereur étaient autant d'évangiles à célébrer( Cf Xavier LEON-DUFOUR(dir), Vocabulaire de Théologie Biblique, 2ième éd, Paris, Cerf, 1971, pp.411-412.). Avec cette acception, les élections constituent bel et bien un évangile, une bonne nouvelle. Parce que les élections constituent un événement vital dans la vie des peuples et des pays; un temps fort, un tournant à ne pas rater. Parce que, avec ou sans les élections, le peuple peut vivre ou mourir; avec les élections, le peuple peut choisir de vivre ou de mourir; avec les élections prévues pour lundi 28 novembre 2011, nous pouvons consacrer la mort du pays ou célébrer sa résurrection. Allons aux élections, le rendez-vous nous a été donné depuis 2006. Mais qu'allons-nous faire ce 28 novembre?

                             Du 21 au 25 février 2011, les Evêques catholiques de la RDC, membres du Comité Permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Cenco(CENCO) se sont réunis et ont lancé une exhortation sur les élections: Année Électorale: que devons-nous faire? ( Ac 2, 37).  Cette exhortation a servi d'instrument pour la sensibilisation sur les enjeux électoraux. La question "Que devons-nous faire" reprise dans son intitulé reprend la question de nombreux juifs adressée à Pierre le jour de la Pentecôte. Pierre était le majordome des Apôtres et disciples de Jésus. Après la mort du Messie, tous étaient atterrés et terrés dans un local à Jérusalem, craignant les représailles des Juifs, parce que leur héros, Jésus, n'était plus avec eux. Soudain, comme promis, Jésus déjà ressuscité leur envoie l'Esprit Saint, le Défenseur( Jn 16, 7). Alors, Pierre prend la parole pour annoncer l’Évangile de Jésus, la bonne nouvelle de Jésus mort, ressuscité, victorieux. Bouleversés, les auditeurs leur(Apôtres) posent la question: que devons-nous faire? La réponse est connue: Convertissez-vous...(Ac 2, 38). 
                          Je pose ma question: pouvons-nous nous convertir, pour convertir le pays ce 28 novembre? Pourquoi pas!

        I. De 2006 à 2011

                          Nous(pas tous, certains) avons voté à 2006. La CEI avait organisé des élections présidentielles et législatives, nationales et provinciales. La Constitution, au stade actuel,  veut que l'exercice soit repris après 5 ans de mandature.
                               Dans l'exhortation du Comité Permanent de la CENCO, les Évêques ont voulu apporter leur contribution pour consolider les bases d'une destinée communautaire à construire dans la justice, la vérité et la paix, et ouvrir ainsi des nouveaux horizons pour l'avenir de la Nation( Cf CENCO, Année Electorale: que devons-nous faire? (Ac 2, 37), Ed du Secrétariat Général, Kinshasa, 2011, p.3).
Les Évêques apprécient à leur juste valeur ce qui a été effectif: fonctionnement des élections issues des élections de 2006, et rappellent que les élections de 2011, comme toutes les élections,  ont comme enjeu principal la construction d'un Etat réellement démocratique, dans lequel le pouvoir appartient au souverain primaire, lequel le donne à ses mandataires à travers les élections. Il faut donc que les élections soient soignées, et que la volonté du souverain primaire soit respectée.

                                    Prenant acte de la révision constitutionnelle qui a entre autres fait passer les élections de deux tours à un seul tour, les Évêques expriment leur légitime crainte de voir cette révision "précipitée et expéditive", ne préluder "à d'autres qui conduiraient au retour au monopartisme, à la fin de la démocratie et à l'instauration d'une nouvelle dictature"( p.6). Ils ne manquent pas d'exprimer leur indignation "par la virulence de la réplique du Gouvernement et ses propos désobligeants à l'égard de Son Éminence Laurent Cardinal Monsengwo"(p.7) qui avait critiqué la révision constitutionnelle.
La CENCO apprécie également les efforts de l’État pour assurer la sécurité nationale et renforcer la bonne gouvernance, sans omettre de reconnaître que la paix n'est pas encore un acquis sur plusieurs zones du territoire national, notamment la Province Orientale et les Kivu où sévissent encore les rebelles LRA et les FDLR, chose qui contraste avec les déclarations officielles de ceux qui sont chargés de mettre fin à l'insécurité. Par ailleurs, les Évêques ne manquent de rappeler que la souffrance de la grande majorité de la population est évidente et indiscutable(p.8); la corruption bat son plein jusqu'aux plus hauts niveaux de l'appareil étatique. L'atteinte du point d'achèvement de l'I-PPTE est aussi appréciée, mais le souhait est que les retombées de l'annulation de la dette affectent réellement les secteurs prioritaires: éducation, santé et infrastructures sociales(p.9).

         II. L'heure électorale avait déjà sonné!

                             L'horloge électorale était déjà réglée depuis 2006 pour sonner en cette année 2011. Mais depuis, la CENI a tardé à entrer en fonction. Un retard injustifiable a été enregistré en ce qui concerne la constitution du Bureau de la CENI et le début effectif de ses activités. Ce retard a été couronné par de querelles des partis politiques pour la désignation et la validation de mandats de leurs membres au Bureau de la CENI, comme si la composition du Bureau de la CENI devait déterminer déjà une victoire électorale! Du coup, la CENI travaille avec précipitation, beaucoup de ratés: taux très du nombre des centres d'inscription et des bureaux de vote par rapport à la géographie et à la démographie des électeurs; histoire des bureaux de vote fictifs selon les uns, mal cartographiés selon les autres; pas de bonne stratégie de communication au Bureau de la CENI et avec les partis politiques, difficultés de logistiques; pas de budget pour la sensibilisation; embrigadement des agents scolaires et autres dans les opérations électorales sans tenir compte des retombées négatives. Même si beaucoup de partenaires de 2006 n'ont plus apporté autant de soutien à la CENI qu'ils l'avaient fait pour la CEI en 2006, la CENI devrait déjà être opérationnelle depuis 2006. Les élections ne se préparent en l'année électorale! Le gouvernement n'a-t-il pas eu intérêt à ne pas le faire depuis?Ça ressemble un peu aux Léopards, l'équipe nationale, qui ne se constitue que lors des compétitions!

           III. Que pensent le peuple et les candidats de ces élections?

                              Ici, il y a à boire et à manger! De 2006 à 2011, que pensent les congolais de leur pays? de sa gestion? des élections? des élus? des candidats? La réponse dépend du clivage Majorité et Opposition, c'est qui est marrant! Une même réalité est vue tantôt en noir, tantôt en blanc. Mais ce sont les différents rapports qui doivent intéresser l'opinion nationale; en fait, le meilleur miroir c'est le regard d'autrui, parce qu'on peut tomber dans le narcissisme! Les rapports de la Banque Mondiale,des ONGDH et autres Institutions spécialisées classent la RDC plutôt dans le rouge: corruption, violation des Droits Humains, pauvreté, etc. On dirait que c'est le peuple congolais lui-même qui établit ces rapports! Tout revient à dire que les promesses de 2006 ont mal tenu et/ou n'ont pas tenu du tout! Le peuple dit:"Ils n'ont rien fait!", même en parlant des parlementaires. De 2006 à 2011, le congolais moyen vit encore et toujours dans son chomage, dans son insécurité, avec ses maladies, etc. Bref, dans sa misère. Il se culpabilise de ses élections de 2006. Il culpabilise ses élus. Les élus parlementaires de 2006 n'ont pas été sincères, du moins la grande majorité. Ils promettaient les routes, écoles, hôpitaux une fois élus députés ou sénateurs, au lieu de dire qu'ils lutteraient pour que le Gouvernement construise de telles infrastructures. Ils ont profité de l'ignorance de la population et de sa pauvreté! Rares parmi ces élus sont aujourd'hui,tardivement, sincères; ils reconnaissent que le travail d'un député n'est pas de construire des infrastructures. Si, des élus de 2006, le peuple dit qu'ils n'ont rien fait, c'est que d'une part, ils n'ont pas réalisé les promesses tenues(peut-être qu'ils pensaient le faire avec leurs propres moyens), et, d'autre part, ils n'ont pas été à la mesure de contrôle l’exécutif avec succès! On connaît l'histoire des motions dans les Assemblées législatives du pays!
                                Autre fléau: tout le monde voudrait être député, tout le monde: étudiants, commerçants, enseignants, médecins, etc.comme s'il n'y a pas d'autre mode d'être utile au pays et/ou à la communauté. Certains candidats battent une campagne timide, on dirait ils n'étaient pas convaincus de leurs candidatures. Beaucoup auraient déposé leur candidature à la CENI pour espérer faire des affaires avec l'argent que les partis leur donneraient pour campagne!

                               En outre, la population prend aussi part à la campagne électorale: elle soutient et critique; elle demande du sel, du savon, etc. Beaucoup de candidats continuent d'étouffer dans l’œuf la démocratie gestionnante, en promouvant cette culture d'échange de voix contre de dons; ils devraient plutôt promouvoir la culture la démocratie, c'est-à-dire l'échange de voix contre les projets de société. On voit de gens faire la queue devant les résidences des candidats, surtout ceux qui étaient au parlement; il y a même d'autres personnes qui veillent jusqu'à l'aube pour attendre un don! Beaucoup sèchent au soleil. Quelques mamans se disputaient violemment le partage d'une enveloppe au sortit d'une résidence! Du coup, battre campagne revient à jouer au Père Noël! ou, pour ceux qui ont peu de moyens, porter les insignes du parti, les faire porter aux engins roulants, hisser de drapeaux muets par-ci par-là, énumérer les "réalisations concrètes" pour appâter l'électorat,  tenir de meetings populaires qui ressemblent plutôt aux monologues, etc. Tous, presque, évitent le jeu de questions-réponses avec le peuple, ou les émissions radiodiffusées avec téléphone ouvert. Beaucoup promettent de prendre en charge les frais scolaires des élèves de plusieurs écoles; on ne sait pas s'ils sont sincères. Mais où étaient-ils pour le faire toujours? On ne devient pas généreux seulement en période électorale. Que tous les candidats cessent désormais de donner l'impression de balayer d'un seul revers de main toute la misère du peuple en période électorale. Je ne suis pas d'accord que tous les candidats les plus "généreux" pendant la campagne sont de bons candidats! Beaucoup d'autres candidats parmi les moins nantis et donc les moins généreux seraient de bons candidats!

                   IV. Pour les élections de ce lundi

Ne votons pas uniquement pour les dons reçus, ni pour la tribu; votons pour les rares projets de société, convaincants,  nous expliqués. Que les partis politiques donnent la bonne leçon à leurs militants pour qu'ils ne provoquent pas de violences électorales.Que la Police et les FARDC gardent leur caractère apolitique, leur neutralité et fasse preuve de patriotisme, en s'abstenant de tout trouble, avant, pendant et après les élections, quelles que soient les pressions. Que les médias ne jettent pas du feu sur la poudre avec des déclarations incendiaires. 
Que chacun se limite à faire son travail: que les FARDC par exemple ne fasse pas le travail de la CENI; que la Monusco ne prétende pas jouer à la Cour Sûpreme de Justice qui valide les résultats; nous ne voulons pas que la RDC devienne la Côte d'Ivoire!

Allons tous aux élections. L'évangile électoral nous appelle à aller voter la résurrection du pays; allons convertir le pays à travers ces élections...

Richard AMALEBONDRA